
Je fumais devant la gare, quand un jeune homme qui paraissait totalement dans son monde, tellement absent et triste, s'approche vers moi :
" Excusez moi mademoiselle, est ce que vous auriez une cigarette à me dépanner"
Avec mon égoïsme sous le bras, je lui ai répondu que non, que j'avais taxé aussi.
A peine 2 millièmes de seconde après lui avoir menti, je regrette.
A ce moment là, je réalise que ce garçon était handicapé mental.
J'ai tellement pitié de lui. Même si c'est pas bien d'avoir pitié.
Il voulait juste une cigarette. Comment est ce que je peux ne pas avoir de coeur à ce point.
Je lui souris. Et il part, avec cet air toujours aussi anéanti...
Puis il fait demi tour, revient me voir, et me dit :
"En tous cas, merci pour ce sourire, il était très agréable, vraiment..."
Il repart, et moi je reste là, les larmes aux yeux, le sourire béat, réalisant qu'il suffit de rien.

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